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Académie

Thérence Koudou, académicien du mois de janvier

16 février 2022

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Chaque mois, le Stade de Reims met à l’honneur un de ses jeunes académiciens à travers un article introspectif afin de le récompenser pour son implication dans les différents aspects de la vie quotidienne (sportif, scolaire, comportement...) Aujourd’hui c’est Thérence Koudou, 17 ans, qui nous parle du poste de latéral : son évolution, ses exigences.

J’ai commencé le foot à l’âge de six ans avec mon frère jumeau Maxence. C’est mon père qui nous a transmis sa passion. J’ai tout de suite été absorbé par le ballon rond. Au début, comme tous les enfants de mon âge, je voulais jouer attaquant et marquer des buts. Au fil du temps, nous sommes passés sur des terrains à huit et j’ai donc commencé à jouer au milieu. C’était une approche différente, on est plus sollicités, on touche plus le ballon.  Après de belles années dans mon club de Villepinte, je suis parti faire une détection au Paris FC. On m’a mis défenseur et, à ma grande surprise, ça a tout de suite collé. Je n’ai pas été pris par le Paris FC, mais ça ne m’a pas découragé pour autant. Lors d’une autre détection, cette fois-ci à Torcy, je me souviens que le coach m’a demandé quel était mon poste et j’ai répondu « défenseur latéral ». Je n’avais jamais joué à ce poste, seulement une simple opposition lors d’une détection, mais je sentais que c’était là ou j’allais m’épanouir. C’est ainsi que je suis arrivé à Torcy. J’ai joué mes premiers matchs de foot à 11 en tant que défenseur latéral droit. Poste que je n’ai jamais quitté par la suite. Ce qui me plaît dans cette position, c’est le fait de pouvoir défendre et attaquer. Je pense aussi que c’est le poste ou je peux le mieux exprimer mes qualités naturelles qui sont la vitesse et l’explosivité. Quand on voit l’évolution de ce poste, on se rend compte qu’il faut être ultra complet. Pendant longtemps les latéraux étaient un peu « sous-considérés » mais depuis quelques années, son évolution tactique en fait un poste stratégique. Quand on voit Liverpool, Manchester City ou le Bayern, ce sont des équipes dans lesquels les latéraux sont souvent des joueurs décisifs. Parfois, le latéral est le maître à jouer, c’était le cas du Real Madrid il y a quelques années avec Marcelo. Le brésilien était le métronome de cette formation.

"Le haut niveau, c'est le souci permanent du détail. En Equipe de France, pendant la moitié d'un entraînement, on a travaillé les touches"


Depuis mon arrivée au stade de Reims j’ai eu la chance de connaître plusieurs sélections en équipe de France jeune. J’ai pu découvrir l’exigence du très haut niveau. On se rend compte qu’on est vraiment avec les meilleurs joueurs de notre génération. Ce qui m’a marqué, c’est le souci du détail. Par exemple, on a déjà passé la moitié d’un entraînement à travailler les touches. On nous fait comprendre que les matchs peuvent se jouer sur une touche, un 6 mètres.  Cette exigence, je la retrouve au Stade de Reims. On travaille beaucoup athlétiquement et tactiquement. J’ai intégré depuis peu le groupe PRO 2 qui est l’équipe réserve du Stade. mais elle ne fonctionne pas comme une simple équipe réserve. Ici tout est mis en œuvre pour qu’on accède au monde professionnel. Le staff nous donne les clés pour accéder au haut niveau. C’est mon objectif, même si je sais qu’il me reste du chemin à parcourir.