Boulaye Dia : « Dans l’état d’esprit, rien ne change »

Boulaye Dia

S’il avait débuté la saison avec le groupe Pro 2, alors fraîchement arrivé de Jura Sud, l’attaquant stadiste Boulaye Dia a su se faire une place au sein de l’effectif professionnel grâce à ses performances à l’entraînement et en matchs. Aujourd’hui, il compte déjà 12 rencontres de Ligue 1 Conforama à son actif et poursuit sa progression. Retour sur la conférence de presse de l’attaquant rouge et blanc avant DFCO-SDR samedi. 

Boulaye, pour revenir sur le match face à Amiens, vous étiez menés et avez su accrocher le nul. Que retenez-vous de cette rencontre ?
« On a montré toute notre force de caractère en allant chercher l’égalisation. A la mi-temps, on n’a pas accepté le fait d’être menés comme ça, on voulait vraiment inverser la tendance. On s’est dit qu’il fallait tout donner en deuxième période, ne rien lâcher et être patients pour les faire céder. On a reparlé du match en début de semaine, de l’état d’esprit qu’on avait affiché. Au-delà du nul, on a poussé pour gagner le match mais on a dû se contenter du partage des points. »

Vous attendez-vous au même type de match contre Dijon ?
« 
On s’attend à un match assez compliqué, comme à chaque fois. Ils veulent se sortir de la zone rouge mais on vient toujours avec le même état d’esprit : prendre match après match, avec la même envie, le même objectif. »

Est-ce plus difficile de jouer ce type de rencontre que celles face aux plus gros du championnat ? 
« Non, c’est juste que chaque match est différent. Dans l’état d’esprit, rien ne change mais on s’adapte au style de jeu de l’adversaire. »

Boulaye Dia

Tu es arrivé avec le groupe Pro 2, comment expliques-tu ton intégration rapide ?
«Quand on découvre le haut niveau, on a envie d’apprendre. J’ai travaillé, beaucoup, on m’a donné ma chance donc j’ai essayé de faire les choses bien et de la saisir. Au début, on ne réalise pas, on se remémore les années passées, quand on jouait plus bas et qu’on regardait nos adversaires d’aujourd’hui à la télévision. Vraiment, on ne réalise pas trop mais on s’y fait. Quand je regarde mon parcours, je vois que je progresse. Je ne peux pas dire que j’étais pas prêt, mais c’est allé très vite d’un coup et il a fallu s’adapter. »

Justement, tu découvres la Ligue 1 Conforama. Est-ce que ce n’est pas allé « trop vite » ?
« C’est sûr que c’est rapide car en deux ans seulement j’ai sauté beaucoup de divisions et je suis passé du monde amateur au monde professionnel. Mais c’est une bonne chose, il faut que je continue à travailler dans ce sens. »

« Le numéro 33 ? Ça me rappelle d’où je viens, que rien n’est acquis et que je dois continuer à travailler. »

 

Tes coéquipiers disent de toi que tu es travailleur et très humble. Comment te décrirais-tu ? 
« J’aime bien rire ! Je dirais que je sais dissocier les moments où il faut travailler et ceux où on peut rire. Et je prends du plaisir dans ce que je fais au quotidien. Après, côté terrain, j’aime les joueurs comme Robinho qui dribblent et ont une belle vitesse d’exécution mais moi je ne suis pas quelqu’un qui fait le spectacle. »

Dans l’équipe, il y a des cadres comme Marvin, Alaixys, Pablo… Tu t’appuies sur eux  pour avancer ? 
« Oui, je leur demande beaucoup de conseils ! Ils ont la carrière et l’expérience pour, on échange beaucoup et ça m’aide. Aujourd’hui, je joue comme je sais le faire, je ne vais pas me mettre de barrières, me dire je peux ou je ne peux pas faire ça. Mais pour progresser, j’ai besoin de joueurs comme eux qui ont le vécu et l’expérience que je n’ai pas encore. »

Pour l’instant, tu as toujours le numéro 33…
« Oui, ça me rappelle d’où je viens, que rien n’est acquis et que je dois continuer à travailler. »

Partagez

À lire également

SDR-LMFC (1-0) : 2 sur 2 à la maison !

Lire l’article →

SDR-LMFC : le groupe rémois

Lire l’article →