Le stade Auguste Delaune

 

21 684 places assises et couvertes
Architecte : Michel Rémon

 

En octobre 1997, Jean Falala maire de Reims, annonce son souhait de voir le stade Auguste Delaune reconstruit. Le conseil municipal le suit. Reste à régler les détails les plus importants : où, quand, comment ? A cette époque, le Stade de Reims, en route vers le CFA et sur le chemin de la renaissance, est un formidable moyen de pression pour que les choses avancent.

En 2000, après qu'il ait été décidé que le stade serait totalement reconstruit sur son site, en centre-ville, la Ville de Reims lance le concours d'architecte. Un an plus tard, en janvier, le projet de Michel Rémon est retenu. « L'énergie de la terre vers le ciel », « lumière et légèreté » sont les termes employés pour définir l'enceinte. « Notre parti architectural est celui de la légèreté et de la lumière, explique Michel Rémon. Nous avons d'abord conçu une toiture, à la fois le ciel du stade en vue proche et sa silhouette, en vue lointaine. Flottant sur la cime des arbres diaphane le jour, radieuse la nuit les soirs de matchs elle est cadrée par les aiguilles lumineuses de 65m de haut dressées au plus haut du ciel. Ce parti de la légèreté, nous le composons du point de vue architectonique. La légèreté de la toiture et de la tribune haute se décolle du sol par l'énergie du métal dressé. Elle s'oppose à la gravité des tribunes basses ancrées dans le sol. Les 22 000 places sont disposées selon le principe du stade à l'anglaise, au plus près du terrain, pour former une enceinte continue. Un lieu festif et convivial tendu vers l'aire de jeu. »

Au fur et à mesure de la remontée sportive du Stade de Reims, le nouveau stade Auguste Delaune sort de terre. A l'orée de la saison 2007-2008, alors que le club évolue pour la troisième saison de suite en Ligue 2, le nouveau stade Auguste Delaune est à moitié terminé. Les deux premières tribunes (Henri Germain et Albert Batteux) sont ouvertes au public.
En septembre 2008, les deux autres tribunes (Francis Méano et Robert Jonquet) sont à leur tour livrées. Le stade, principal lieu de tous les acteurs du Stade de Reims, est terminé, pour permettre à tous de vivre d'autres grandes heures de football.

 

 

 

Auguste Delaune

Auguste Delaune, torturé par la Gestapo à partir de l'été 1943, a succombé à ses blessures le 13 septembre 1943, sans avoir jamais rien dit aux militaires allemands. Auguste Delaune était, avant la guerre, le secrétaire de la Fédération Sportive et Gymnique du Travail.
Né en 1908 au Havre, il a pratiqué de nombreux sports et s'était tourné vers la fin de son adolescence vers le cross et l'athlétisme. Mobilisé dans le Nord en 1940, il est décoré de la Croix de Guerre et de la Médaille Militaire pour avoir sauvé des dizaines de personnes lors du bombardement de la gare de Rennes. Le 31 août 1940, après l'armistice signé à Rethondes, il rejoint la Résistance. Très rapidement arrêté par les Allemands, il s'évade et continue de vivre dans la clandestinité. Il fonde Sport Libre. Il est repris au Mans le 27 juillet 1943. Auguste Delaune est fait Chevalier, à titre posthume, de la Légion d'Honneur. Après sa mort, de nombreuses municipalités donnent son nom à des stades, des salles de sport, des rues.

 

Se rendre au stade Auguste Delaune

En voiture, autoroute A4, sortie Reims-Cathédrale ou Reims-Centre. En train, gare de Reims-Centre. Le stade est à vingt minutes à pieds. En bus (Transports Urbains de Reims), lignes H (arrêt Pont de Gaulle), G (arrêt Bocquaine), B, K, M, N (arrêt Comédie).

 

Parking

Il existe de nombreuses places de stationnement dans les parcs du centre-ville, tous situés à moins d'un quart d'heure à pied du stade Auguste Delaune : parking D'Erlon (650 places), Buirette (432 places), Cathédrale (565 places), Hôtel de Ville (152 places) et Gambetta (280 places). Plus d'infos sur www.cpa-champagneparcauto.com.

 



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